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Le
théâtre Premier exemple de
théâtre stabile d’Europe, non lié dans ses structures des édifices déjà
existant, ce bâtiment a un rôle de première importance dans le devenir des
anciens théâtres en Europe. Vincenzo Scamozzi arrivait à Sabbioneta le 8 mais 1588
et dessinait pour le duc Vespasien Gonzague Colonne le projet d’un théâtre pour
la cour, qu’on réalisé entre 1588 et 1590. L’élégante façade est en deux
ordres; celui inférieur avec les fenêtres, les portes et les angles profiles
avec du « bugne » qui posent sur un haut socle et celui supérieur
caractérisé par des pilastres doriques
doubles des niches et des fenêtres. La
corniche qui souligne les étages présente une inscription en capitales latines
«ROMA QUANTA FUIT IPSA RUINA DOCET» (les mêmes ruines nous apprennent la
grandeur de Rome), motif présent dans le frontispice de deux des sept livres
d’architecture écrits par l’architecte bolognais Sébastien Serlio. La salle en forme
rectangulaire est partagée en deux cassés divisés du petit rectangle de l’orchestre;
l’un occupé par la scène et l’autre par la cavea semi-circulaire. L’entrée dans
la partie postérieure réservée aux artistes est une innovation, et permet
l’accès aux loge. Sur la scène
surélevée autrefois était le décor fixe projeté par le même Scamozzi, détruit
dans la deuxième moitié du XVIIIeme siècle. C’était une perspective urbaine,
une route avec des bâtiments bourgeois et des palais nobles. Le profondeur
était exaltée par l’inclination de la
scène et par le plafond, une voûte a plein-antre construite avec des cannes, stuquée et peinte
en azur, inclinée à niveau de la même scène. Les bâtiments du
décor comme celui du Théâtre Olympique de Vicence étaient en bois, en stuc et en toiles peintes en faux
marbre et en fausse pierres. Les fresques qui se trouvent aux coins de la scène
faisaient partie du décor et complétaient la vue perspective. D’une partie se
trouve la boutique d’un barbier. L’élégante loggia
est originale; elle se compose d’une colonnade corinthienne surmontée de douze
statues qui représentent les principales divinités olympiques. Les statues des
dieux et les élégantes modénatures, toutes en stuc, étaient réalisées par le
sculpteur vénitien Bernardin Quadri et par l’équipe des collaborateurs sur le
dessins de Scamozzi. Les figures peintes en monochrome sur les murs du fond de
la loggia représentent des empereurs romains. Dans les niches sont placés
quatre bustes représentants la déesse Cybèle et trois anciens commandants. Les deux grands
fresques latérales représentent deux arcs du triomphe à la mode ancienne, dans
lesquels s’ouvrent des vues urbaines: A gauche est peinte la place du Capitole
tandis que à droite, se trouve le Château Saint Ange. Rome est donc le
principal motif inspirateur de toute l’œuvre du duc Vespasien. La frise qui
surmonte l’arc de droite présente une dédicace à l’empereur Rudolf II de
Habsbourg qui en 1577 donna à Vespasien le titre du duc de Sabbioneta. Les
fresques qui se trouvent sous le plafond montrent des personnages habillés avec
les vêtements de la basse Renaissance: ce sont des dames, des chevaliers, des
musiciens et des acteurs de la « Commedia dell’Arte ». On peut
retrouver le style du peintre vénitien Paul Véronaise, grâce à une forte analogie avec les fresques de villa
Barbaro à Maser. Le bâtiments fut
achevé en février 1590 et inauguré avec
les fêtes de Carnaval. Une compagnie théâtrale, payée par le duc, restée à
Sabbioneta jusque à l’année de sa mort (1591). Après Vespasien l’édifice fut
utilisé comme une caserne, une écurie, un cinéma au début du XX ème siècle.
Dans le années Cinquante on commença les travaux de restauration et seulement
en 1969 il retourna à sa fonction de théâtre avec la représentation du Bal
des Ingrats de Claude Monteverdi. Aujourd’hui il est le bâtiment le plus
précieux de la ville et constitue le siège des importants concerts de musique
ancienne, conférences et manifestations culturelles. |
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